IEF comme Investir en Finistère. Si les trois lettres ne parlent pas forcément au grand public, elles rassemblent pourtant une bonne partie des forces vives du département. L'association fédère depuis des années quelques-unes des plus belles entreprises de la pointe de Bretagne (agroalimentaire, banques, industries, services,...). Il y a du répondant puisque l'ensemble pèse environ 40 000 emplois.
Investir en Finistère, cela commence un peu par une simple leçon de géographie. A la pointe de l'Europe, le Finistère risque de se retrouver loin de tout s'il n'apprend pas d'abord à compter sur ses propres forces. Les chefs d'entreprises ainsi réunis ont pris l'habitude de mettre en commun leurs compétences et leurs réseaux au service du développement économique.
C'est de la prospection pour faire venir de nouvelles entreprises. Ce n'est pas le plus facile mais dans ses filets, Investir en Finistère a ramené ces derniers mois deux entreprises : Socorex à Concarneau (20 emplois dans la transformation des produits de la mer) et Iris RFID à Plouzané (8 emplois dans les technologies à radio-fréquence).
Dans le sillage d'Investir en Finistère, les entreprises travaillant dans les secteurs de l'aéronautique, du spatial et de la défense se sont rapprochées. Car ici aussi les compétences ne manquent pas. IEF AÉRO réunit déjà trente entreprises et trois mille emplois.Et songe même à une présence l'année prochaine au salon du Bourget, la vitrine de toute la profession.
"Agir dans la durée"
Pour le reste, Investir en Finistère garde pas mal de fers au feu. C'est d'abord l'accès des entreprises au très haut débit. Le risque est immense de se laisser distancer. Des entreprises nouvelles qui ne trouvent pas ce qu'elles attendent ici iront voir plus loin. Cela arrive déjà. "Des entreprises auraient pu venir à Douarnenez et à Concarneau, mais elles n'avaient pas accès au très haut débit", a-t-on déploré en assemblée générale d'Investir en Finistère, jeudi soir, 19 juin, à Quimper.
Et puis il y a le TGV à trois heures entre Quimper, Brest et Paris, le combat par excellence que mènent les patrons finistériens. La partie n'est pas gagnée. Aussi, Investir en Finistère entend peser de tout son poids pour décrocher ces fameuses trois heures. "Il faut agir dans la durée et persévérer" a insisté Georges Coudray, le président d'IEF. Ce dont personne ne doute.
Source : Ouest France - D.G. Lundi 23 juin 2008